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Calculs Express
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Loyer au prorata

Vous entrez ou vous partez en cours de mois. Le loyer se calcule au prorata des jours d’occupation — encore faut-il s’accorder sur le diviseur.

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Calcul exact. Le calcul est une règle de trois exacte. Le choix du diviseur, lui, n’est fixé par aucun texte : les deux méthodes courantes sont affichées côte à côte, et l’écart entre elles est chiffré.

La formule

Loyer dû = loyer mensuel × jours occupés ÷ nombre de jours du mois (méthode des jours réels)

Jours occupés
du jour d’entrée au dernier jour du mois, ou du 1er au dernier jour de préavis, bornes incluses
Nombre de jours du mois
28, 29, 30 ou 31 selon le mois — ou 30 forfaitaires selon la seconde méthode

Ce que le calcul suppose

  • Le jour d’entrée est occupé et se compte. Le dernier jour de préavis aussi.
  • Le loyer saisi est charges comprises. Les charges au forfait suivent le prorata, les charges au réel non.
  • Aucune indexation, aucune révision de loyer n’est appliquée sur le mois concerné.

Comprendre le calcul

Entrer le 17 septembre ne coûte pas un mois de loyer. Le loyer se calcule au prorata des jours effectivement occupés, par une règle de trois. La seule question — et elle vaut quelques euros — est de savoir par quoi diviser.

Deux diviseurs, deux résultats

La méthode des jours réels divise le loyer par le nombre de jours du mois concerné : 28, 29, 30 ou 31. La méthode du mois de 30 jours divise toujours par 30, quel que soit le mois — c’est l’habitude comptable, celle qui simplifie les tableaux.

L’écart n’est pas anecdotique. Pour un loyer de 750 € et quatorze jours occupés en janvier, la première donne 338,71 €, la seconde 350 €. Onze euros d’écart sur un mois. En février, le rapport s’inverse : la méthode des 30 jours devient plus favorable au locataire.

Ce que dit la loi

Rien. La loi du 6 juillet 1989 régit les baux d’habitation mais ne fixe aucune règle de prorata. En pratique, l’ordre de priorité est le suivant : si le bail mentionne une méthode, elle s’applique ; sinon, l’usage et l’équité retiennent le nombre de jours réels du mois, qui est aussi le calcul le plus défendable — il reflète exactement la durée d’occupation. Ce calculateur affiche les deux et chiffre l’écart, plutôt que de trancher à votre place.

Compter les bornes

Le jour d’entrée dans les lieux est occupé : il se compte. Une entrée le 17 septembre correspond donc à quatorze jours d’occupation, du 17 au 30 inclus, et non treize. Symétriquement, le dernier jour du préavis est dû. C’est la seconde source de désaccord la plus fréquente entre bailleur et locataire, après le diviseur.

Les charges

Les charges au forfait suivent le loyer et se proratisent de la même façon. Les provisions sur charges réelles suivent en apparence le même sort, mais elles seront de toute manière régularisées en fin d’année sur les consommations effectives : ce que vous payez au prorata est une avance, pas un montant définitif. Ne cherchez donc pas à discuter le prorata des provisions, discutez la régularisation.

Le faire dans Excel

Les formules ci-dessous sont écrites pour un Excel en français, dont le séparateur d’arguments est le point-virgule et le séparateur décimal la virgule. Elles fonctionnent aussi dans LibreOffice Calc.

Prorata en jours réels, sans compter les jours à la main

Loyer mensuel en A2, date d’entrée en B2.

=A2*(JOUR(FIN.MOIS(B2;0))-JOUR(B2)+1)/JOUR(FIN.MOIS(B2;0))

Le piège : FIN.MOIS(B2;0) donne le dernier jour du mois de B2, et JOUR() en extrait le numéro — c’est ainsi qu’on obtient 28, 30 ou 31 sans table. Le « +1 » compte le jour d’entrée, ne l’oubliez pas. Et vérifiez que la cellule de résultat n’a pas hérité du format Date de la colonne voisine, sinon vous lirez une date au lieu d’un montant.

Prorata en jours réels pour une sortie

Loyer en A2, dernier jour de location en B2.

=A2*JOUR(B2)/JOUR(FIN.MOIS(B2;0))

Le piège : Ici pas de « +1 » : JOUR(B2) donne déjà le nombre de jours écoulés depuis le 1er, borne incluse. Sortir le 17 donne bien 17 jours. La symétrie apparente avec la formule d’entrée est trompeuse, c’est une erreur classique.

Prorata au mois de 30 jours

Loyer en A2, nombre de jours occupés en C2.

=MIN(A2;A2*C2/30)

Le piège : Le MIN est indispensable : sans lui, un mois de 31 jours entièrement occupé produirait 31/30 du loyer, soit plus que le loyer plein. C’est exactement le genre d’absurdité qu’un tableur affiche sans broncher.

Comparer les deux méthodes

Résultat en jours réels en D2, résultat en 30 jours en E2.

=TEXTE(ABS(D2-E2);"0,00 €")&" d’écart, "&SI(D2<E2;"jours réels plus favorable";"30 jours plus favorable")

Le piège : Le format monétaire à l’intérieur de TEXTE s’écrit avec la virgule décimale française. Cette formule rend du texte, pas un nombre : ne l’utilisez pas comme source d’un autre calcul.

Questions fréquentes

Comment calculer un loyer au prorata ?

Loyer mensuel × jours occupés ÷ nombre de jours du mois. Pour 750 € et une entrée le 17 septembre : 750 × 14 ÷ 30 = 350 €. Le jour d’entrée se compte, ce qui donne bien quatorze jours du 17 au 30 inclus.

Faut-il diviser par 30 ou par le nombre de jours du mois ?

Aucun texte ne l’impose. Si le bail le précise, il fait foi. À défaut, l’usage et l’équité retiennent le nombre de jours réels du mois, qui reflète exactement la durée d’occupation. L’écart entre les deux méthodes atteint une dizaine d’euros sur un loyer moyen en janvier.

Le jour d’entrée est-il dû ?

Oui, il est occupé et se compte. Une entrée le 17 septembre correspond à quatorze jours, pas treize. Le dernier jour du préavis est dû également.

Les charges se proratisent-elles aussi ?

Les charges au forfait, oui, comme le loyer. Les provisions sur charges réelles se proratisent en apparence, mais elles seront régularisées en fin d’année sur les consommations effectives : ce que vous payez au prorata n’est qu’une avance.

Et le dépôt de garantie ?

Il ne se proratise pas. C’est un montant forfaitaire, encadré par la loi — un mois de loyer hors charges pour une location vide — et il est dû en entier quelle que soit la date d’entrée. Il n’a rien d’un loyer.

Mon bailleur me réclame le mois entier, est-ce normal ?

Non, sauf clause contraire du bail. Le loyer rémunère la jouissance du logement : réclamer un mois plein pour quinze jours d’occupation n’a pas de fondement. Présentez le calcul au prorata ; en cas de désaccord persistant, la commission départementale de conciliation est gratuite et compétente.

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