Le sommeil n’est pas un état uniforme : il s’organise en cycles qui
s’enchaînent, chacun passant du sommeil léger au sommeil profond, puis au
sommeil paradoxal. Se réveiller à la fin d’un cycle, quand le sommeil est le
plus léger, est nettement plus confortable qu’être tiré d’un sommeil profond —
c’est de cette observation, solide, que vient l’idée du calcul.
Ce que vaut vraiment le chiffre de 90 minutes
Il faut être honnête sur ce point, parce que la plupart des calculateurs de
sommeil ne le sont pas. Quatre-vingt-dix minutes est une moyenne de
population, souvent citée parce qu’elle est ronde. Les cycles
individuels s’étalent en réalité d’environ 70 à 120 minutes, varient d’une
personne à l’autre, d’une nuit à l’autre chez la même personne, et s’allongent
au cours de la nuit. Aucune méthode ne permet de connaître la durée de vos
cycles depuis un formulaire web.
La conséquence pratique est simple : ces heures sont des repères à quinze ou
vingt minutes près, pas des rendez-vous. Se coucher à 22 h 45 plutôt qu’à 22 h 30
ne ruinera pas votre nuit. C’est pourquoi la durée du cycle est un champ
modifiable sur cette page : si vous vous réveillez systématiquement groggy en
suivant le calcul à 90 minutes, essayez 80 ou 100 et voyez.
Le temps d’endormissement, la variable qu’on oublie
On ne s’endort pas au moment où l’on éteint la lumière. Le délai est
d’environ un quart d’heure chez l’adulte sans trouble du sommeil, mais il peut
atteindre une heure. C’est pourtant la variable la plus souvent négligée : un
calcul qui l’ignore vous fait viser une heure de coucher systématiquement trop
tardive, et vous rate votre fin de cycle du même quart d’heure toutes les nuits.
Elle est modifiable ici, et prise en compte avant le premier cycle.
Combien de cycles faut-il ?
Cinq cycles de 90 minutes font sept heures et demie, ce qui tombe dans la
fourchette de sept à neuf heures généralement recommandée pour un adulte. Quatre
cycles font six heures : une nuit courte, tenable ponctuellement. Six cycles font
neuf heures. Aucun de ces chiffres n’est un objectif en soi — la bonne durée est
celle après laquelle vous n’êtes pas somnolent dans la journée.
La régularité compte plus que l’heure exacte
Un point sur lequel les spécialistes du sommeil sont bien plus catégoriques
que sur la durée des cycles : se coucher et se lever à des heures régulières,
week-end compris, pèse davantage que d’attraper la bonne minute. Le calcul de
cette page est un point de départ commode ; la régularité est ce qui fait la
différence sur la durée.