Une surface est le produit de deux longueurs. Tout le reste n’est que
découpage : n’importe quelle pièce se ramène à une somme de rectangles et de
triangles.
La pièce en L, et les formes tordues
Une pièce en L se traite en deux rectangles dont on additionne les surfaces —
c’est ce que fait le formulaire ci-dessus. La méthode se généralise : tracez le
plan, découpez-le en rectangles et en triangles rectangles, additionnez. Pour un
angle qui n’est pas droit, mesurez les diagonales : un quadrilatère se coupe en
deux triangles dont on connaît alors les trois côtés.
La hauteur d’un triangle n’est pas un côté
L’erreur classique. Dans base × hauteur ÷ 2, la hauteur est la distance
perpendiculaire entre la base et le sommet opposé, pas la longueur du côté
oblique. Sur un triangle très aplati, prendre le côté à la place de la hauteur
peut doubler la surface.
Trois définitions de « surface », qui ne donnent pas le même nombre
C’est le point qui coûte le plus cher en pratique. La surface au
sol est ce que calcule cette page : longueur fois largeur, entre murs
finis. La surface habitable Carrez, obligatoire dans un acte de
vente en copropriété, déduit les surfaces dont la hauteur sous plafond est
inférieure à 1,80 m, ainsi que les cloisons, murs, marches, cages d’escalier et
gaines. La surface de plancher du code de l’urbanisme, qui sert
au permis de construire, applique encore d’autres déductions. Les trois nombres
diffèrent, parfois de plusieurs mètres carrés, et ils ne sont pas
interchangeables. Cette page calcule le premier et ne prétend pas calculer les
autres.
La marge de chute
Pour du carrelage, du parquet ou du papier peint, on ne commande jamais la
surface exacte : les découpes en périphérie produisent des chutes inutilisables.
L’usage retient environ 10 % pour une pose droite, 15 % pour une pose en
diagonale ou un motif à raccorder. Ce n’est pas une norme, c’est une habitude de
métier — le calculateur l’affiche donc à part, pour que vous voyiez toujours la
surface réellement mesurée.