Comparer deux prix affichés ne dit rien tant que les quantités diffèrent. La
seule comparaison qui vaille consiste à ramener chaque produit à une unité
commune : le kilo, ou le litre.
Le grand format n’est pas toujours moins cher
C’est une idée si ancrée que peu de gens vérifient. Elle est fausse assez
souvent pour qu’il vaille la peine de calculer : les formats familiaux servent
parfois de produits d’appel et parfois exactement l’inverse, l’enseigne misant
sur la conviction du client. Le prix au kilo affiché en rayon est obligatoire
en France précisément pour rendre cette comparaison possible — mais il est
imprimé en tout petit, et les unités changent d’un produit à l’autre au sein du
même rayon.
Ce qui ne se compare pas
Un prix au kilo et un prix au litre décrivent deux grandeurs différentes.
Passer de l’un à l’autre demanderait la masse volumique du produit : un litre
d’huile pèse environ 920 grammes, un litre de miel environ 1 400. Ce calculateur
refuse ce mélange plutôt que d’appliquer en douce un coefficient de 1. C’est un
cas concret où rendre un nombre serait pire que ne rien rendre.
Poids net, poids égoutté, poids brut
Sur une conserve, trois nombres cohabitent et un seul vous intéresse. Le poids
brut inclut l’emballage. Le poids net inclut le liquide de couverture. Le
poids égoutté est ce que vous mangerez réellement, et il
représente souvent 55 à 60 % du poids net. Comparer deux boîtes sur leur poids
net alors que l’une contient plus de saumure est le meilleur moyen de choisir la
plus chère. Le poids égoutté est obligatoire sur l’étiquette : c’est celui à
saisir ici.
Les fausses économies
Un format familial moins cher au kilo cesse de l’être si un quart part à la
poubelle. Le calcul honnête ramène le prix à la quantité consommée, pas
à la quantité achetée. Sur les produits frais et pour un foyer d’une ou deux
personnes, cette correction inverse fréquemment le classement.